Archives pour la catégorie E&R Nantes

‎[Vidéo] Alain Soral et Piero San Giorgio : Comprendre l’Empire et y survivre

‎[Vidéo] Alain Soral et Piero San Giorgio : Comprendre l'Empire et y survivre  dans Alain soral Capture-plein-%C3%A9cran-10042012-230157.bmp-150x92Pour les personnes ayant manqué la conférence faute de place face à l’engouement qu’a suscité la conférence, et pour tous les autres, séance de rattrapage en vidéo avec Alain Soral et Piero San Giorgio à Nantes le samedi 24 mars, .

Merci à notre président d’Egalité et Réconciliation Alain Soral et à Piero San Giorgio de s’être déplacé dans notre belle région.

http://www.dailymotion.com/video/xpzxke http://www.dailymotion.com/video/xpyfcc http://www.dailymotion.com/video/xpyaar

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E&R LOIRE ATLANTIQUE

Un basketteur Israélien veut du sang d’enfants chrétiens et musulmans pour fêter Pessah

Ido Kozikaro est un joueur de Basketball en Israël et humoriste sur Facebook, déclarant sans retenue : « il n’y a rien de tel que de fêter Pessah avec du pain azyme assaisonné au sang d’enfants chrétiens et musulmans », vous l’aurez compris, ce n’est pas un professionnel de la farce et du bon mot, mais ça n’a pas l’air d’inquiéter grand monde en terre sainte.

Un basketteur Israélien veut du sang d’enfants chrétiens et musulmans pour fêter Pessah dans E&R Nantes 105088940.SRO2bkUU.rfx0004

A part Muhammad Baraka, député arabe de l’Etat Juif (secrétaire général du parti Hadash), pointant du doigt « des insultes racistes publiés par Ido Kozikaro sur Facebook »«La place de ce nazi est en prison».

Le député affirme que ce n’est pas juste une fan page ou un groupe, ajoutant que la page comporte l’ensemble de ses informations, photos privées, y compris des photos de famille et des enfants, et d’autres informations personnelles. Il dénonce le silence de l’état d’Israël  et que si les autorités ne parviennent pas à agir en temps opportun dans cette affaire, alors ce qui a commencé dans les mots se transformera en action.

Le joueur de basket s’exprimant sur cette phrase posté sur Facebook dira que c’était une mauvaise blague.

En France tu dégages pour moins que ça, n’est pas élu qui veut !

E&R Nantes

Liens utiles :

JSSnews

http://jssnews.com/2012/04/08/que-cest-bon-la-matza-au-sang-denfants-chretiens-et-musulmans-ironise-un-basketteur-israelien/

IMENCnews

http://www.imemc.org/article/63281

Survivre à l’effondrement économique ? Les interrogations et les réponses de Piero San Giorgio

NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) -  Auteur de « Survivre à l’effondrement économique », Piero San Giorgio, était à Nantes samedi 24 mars en compagnie de l’essayiste Alain Soral. Devant une salle comble – plus de 200 personnes avaient fait le déplacement et les organisateurs avaient dû refuser du monde –  les deux hommes ont expliqué comment se préparer psychologiquement et s’organiser pratiquement pour affronter le chaos consécutif à l’effondrement du système économique et politique actuel qu’ils estiment inéluctable. Réalisme ou catastrophisme ?

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Auteur de « Comprendre l’empire, demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ? », Alain Soral a présenté P. San Giorgio. Après une brillante carrière dans le domaine du marketing, ce dernier, de nationalité suisse, a pris conscience de l’impasse où le conduisait ce travail. Partageant la réflexion d’Alain Soral, il a vendu son entreprise et décidé d’entrer en résistance contre ce qu’il appelle « l’Empire » tout en mettant en œuvre les moyens de survivre. Son livre est le fruit de cette expérience et se veut un manuel pour aider ceux qui veulent suivre son exemple. 

Dans une première partie, Piero San Giorgio montre que le modèle de développement actuel est incompatible avec la croissance exponentielle de la population mondiale, qui a déjà atteint 7 milliards d’individus. Les ressources naturelles, comme le pétrole ou les métaux, nécessaires au maintien de la production ou celles indispensables à la vie, comme les terres arables ou l’eau potable, sont en voie d’épuisement dans de nombreux pays. Il cite le cas de l’Egypte,  avec ses 80 millions d’habitants, qui importe 80% de sa nourriture ou du Pakistan, avec sa population  de 180 millions de personnes,  qui va manquer d’eau. Il pose la question de ce qui se passera quand tous ces gens ne pourront plus trouver ce qui est indispensable à leur survie. Dans les pays dits développés, la domination du secteur financier à l’origine de l’explosion des dettes a mis en place les conditions de la crise la plus grave que le monde ait connue car le poids de cette dette devient insupportable. Cela entrainera une récession illustrée par l’exemple dela Grèce. Cela peut aussi favoriser la naissance d’un conflit comme lors des précédentes crises ( 1907 suivi de la guerre de 1914, 1929 de celle de 1939). Le conflit latent avec l’Iran peut en être le déclencheur. Enfin, on ne peut que constater que les principales puissances comme la Chine et la Russie augmentent leur budget militaire. 

Or, aujourd’hui, tous les liens sociaux, les identités ont éclaté au profit de l’individualisme. De plus,  l’urbanisation et le développement des métiers dits intellectuels comme les avocats ou les financiers,  ont fait perdre à la quasi-totalité des habitants des pays développés leur capacité à être autonome. Le jour où se produira le cataclysme, tous les moyens techniques actuels deviendront inopérants. 

Piero San Giorgio propose sa méthode de survie à base d’enracinement autour de 7 éléments très concrets : s’assurer d’une source d’eau potable ; savoir produire sa nourriture avec un potager, un poulailler, en chassant ou pêchant, etc. ;  se maintenir en bonne santé avec une bonne hygiène ( traitement des eaux usées, déchets…) et se soigner sans le recours des services hospitaliers actuels en apprenant les médecines naturelles, les bases de la petite chirurgie, etc. ; produire son énergie ; connaître les savoir-faire de base comme la menuiserie, la construction,  mais aussi maintenir les savoirs intellectuels et artistiques ; être capable de se défendre contre tous les prédateurs, savoir utiliser les armes et y être préparé mentalement ; reconstruire des liens sociaux par cercle concentrique à partir de la famille, des amis, des communautés qui permettront de s’échanger des compétences dans les domaines évoquées ci-dessus. 

I-Grande-4659-survivre-a-l-effondrement-economique_net_-208x300 Nantes dans E&R NantesIl précise qu’il faut investir des moyens financiers même si cette démarche n’est pas réservée aux riches mais surtout du temps. Lui-même a entrepris cette démarche depuis 10 ans et y travaille activement depuis 2005. Il est aussi nécessaire de convaincre ses proches de la justesse de cette action. Il conclut qu’à partir de ce socle culturel et génétique, il sera possible de reconstruire un monde meilleur. 

Cet exposé fût suivi d’un échange élargi à l’actualité entre le public et les deux conférenciers. Alain Soral indique qu’il ne croit pas une solution politique dans le cadre électoral ou démocratique. Il pense que les dirigeants de ce qu’il appelle «  l’Empire » peuvent déclencher ce qu’ils veulent et faire réélire N. Sarkozy comme ils l’avaient fait pour Boris Eltsine malgré son bilan calamiteux. Les quelques exemples de réaction réussie comme l’Islande, l’Argentine,la France avec le CNR en 1944 sont dus à des circonstances extrêmes (guerre, crise) ou à des situations spécifiques (très faible population islandaise). Il  pense que l’oligarchie actuellement au pouvoir est aux antipodes du but fondamental de la politique qui est de faire le bonheur du peuple en créant le plus de solidarité possible et en  donnant le maximum, ce qui caractérise la vraie force. 

Interrogé par le public, Alain Soral refusera de répondre à toutes les questions de politique politicienne en précisant que cela ne l’intéresse pas, que c’est une perte de temps, que l’important est d’agir pour créer. Il voit que si nous avons raison, ce qui est une satisfaction, nous sommes impuissants. Il a donc lui-même entamé cette expérience d’autonomie et de survie en résidant le plus souvent au Pays basque, province encore traditionnelle, en ayant passé son permis de chasse, en s’entrainant au tir dans un club, en étant professeur de boxe, en pratiquant l’échange, en vivant à l’ancienne dans un réseau paysan. 

Tel un Socrate contemporain qui met plus d’importance dans les questions pour élaborer un raisonnement à contre-courant des sophistes actuels que dans les réponses, il a prié ceux qui l’écoutaient de désapprendre le stérile  » Moi, je« , le pathos individualiste, les faux débats, pour canaliser leur énergie vers la survie, c’est à dire à supporter les autres, à être « bien élevé » avec le sens de la hiérarchie comme au Japon, à connaître sa place avec humilité, à pratiquer la générosité. Ayant révélé qu’il recevait de multiples menaces de mort et qu’il s’y préparait, à l’instar de Socrate contraint de boire la ciguë. Comme dans la célèbre chanson de Guy Béart  « Il a dit la vérité, il doit être exécuté »… 

Lien source d’origine Novopress.info : http://breizh.novopress.info/

Le mouvement de gauche en Russie : une fatale impasse

Le développement en Occident de l’idéologie de gauche a amené celle-ci à accepterLe mouvement de gauche en Russie : une fatale impasse dans E&R Nantes 448034712-185x300
les postulats fondamentaux du libéralisme. C’est pour cette raison même que les mouvements de gauche russes ne sont pas capables aujourd’hui de défendre la souveraineté de la Russie.

On constate une étrange régularité au cours de la campagne électorale de l’année 2012 : soudainement, les États-Unis et l’Occident dans son ensemble se sont mis à accorder un soutien marqué au candidat communiste de l’opposition au poste de président de Russie, Guennadi Ziouganov.

De plus, certains représentants de l’extrême gauche se sont étroitement rapprochés de l’opposition libérale et ont même soutenu l’ « occidentaliste libéral » Dmitri Medvedev contre l’étatiste et souverainiste Vladimir Poutine (la déclaration de Sergueï Oudaltsov portant sur l’opportunité de garder Medvedev deux ans de plus au poste présidentiel). Il semblerait pourtant que rien ne serait plus contradictoire que le communisme, dans sa version russe et assez nationaliste (stalinienne), et l’idéologie libérale de l’Occident contemporain. Quelle est donc la raison de ce soudain retournement ?

Le consensus anti-Poutine

L’explication la plus simple et la plus purement technique consiste en ce que que l’Occident (les États-Unis) sont extrêmement mécontents de Poutine en tant que politique.
Ce qui est en jeu n’est pas l’idéologie de Poutine, mais son activité concrète au poste de président de la Russie. Cette activité est qualifiée par l’Occident en tant que refus de poursuivre la ligne de Gorbatchev et de Eltsine. Celle qui mène à l’abandon de sa souveraineté par la Russie et l’acceptation des règles de jeu qui sont celles de l’hégémonie occidentale (à la fois dans leur version franchement américanocentrée et à la fois dans leur version voilée, mondialiste et internationaliste). Pour les pragmatiques américains, ce qui compte n’est pas tant ce qu’on dit, mais surtout ce que l’on fait. Poutine fait tout le contraire de ce que l’Ouest souhaiterait qu’il fasse. De plus, sa ligne d’action a un caractère systématique, et ce dès son premier mandat présidentiel.

Puisqu’il n’y a pas aujourd’hui en Russie de leaders politiques ou de mouvements capables de faire concurrence à Poutine, l’Occident mise sur tous les mouvements d’opposition à la fois, quelle que soit leur appartenance idéologique. Ceci n’inclut pas seulement les prooccidentaux, mais aussi les ultra-nationalistes russes. Suivant cette même logique, l’Occident étend également son soutien aux communistes russes, Guennadi Ziouganov ainsi que d’autres forces de gauche.

Le premier à avoir compris avant tout le monde la nécessité d’un tel rassemblement de toutes les forces d’opposition anti-poutiniennes sans exception est l’oligarque déchu Boris Berezovski, qui depuis une décennie essaie de monter contre Poutine, considéré comme un ennemi personnel, un large front d’opposition, composé des forces politiques les plus contradictoires, incluant tous les extrémismes : nationalistes, libéraux et communistes. Il semblerait que Berezovski, considéré en Occident comme un important expert de la politique en Russie, ait réussi à faire admettre son point de vue par les représentants du département d’État des États-Unis, qui s’occupent professionnellement de l’organisation de « révolutions de couleur » dans les contrées les plus diverses du monde.

Cette tactique n’est pas tout à fait inattendue : les stratèges occidentaux ont eu recours plus d’une fois aux services de cercles nationalistes et opposés aux libéraux, aux fins de démantèlement des régimes communistes en Europe de l’Est ainsi que dans l’espace exsoviétique.
En ce qui concerne le monde arabe, les « révolutions de couleur » se sont appuyées non seulement sur l’intelligentsia cosmopolite et pro-occidentale, mais aussi sur les fondamentalistes islamiques locaux, sans l’implication desquels dans les manifestations de protestation, aucune des révolutions du « printemps arabe » n’aurait eu de chances de succès. Luttant avec Al-Quaïda dans certains pays, les États-Unis recourent volontiers à son aide au sein d’autres : hier la Libye, aujourd’hui la Syrie, après-demain partout (y compris notre Nord Caucase).

Pour les mêmes raisons, il serait logique pour les Américains de soutenir aussi les communistes russes, sans prêter attention à leur rhétorique anti-occidentale et antilibérale. Au cas où ces forces aideraient à faire tituber le système de Poutine ou même le renverser, ce qui seul constituerait le résultat poursuivi; quant au retour effectif des communistes au pouvoir en Russie de nos jours, aucun analyste sérieux n’y croit plus.

Ici on pourrait mettre un point final, vu qu’au niveau purement technique une telle explication épuise toute l’intrigue de cette étrange alliance des communistes souverainistes russes et des libéraux protestataires ainsi que leurs commanditaires américains. Cependant, partant de la répartition des forces dans la présente situation, onpeut se poser des questions plus approfondies et réfléchir à la nature de la gauche moderne en Russie.

La vérité et le mensonge du communisme russe

La dislocation de l’Union Soviétique au début des années 1990 ne peut être expliquée que par la présence d’une « cinquième colonne » et par la pression de la part d’ennemis extérieurs. Les causes de la crise étaient à l’intérieur même du système soviétique communiste. La corruption idéologique et la dislocation de ce système ont été le milieu d’où a poussé la génération des réformateurs libéraux qui ont enterré un grand pays et une société de la justice sociale. Le système soviétique a lui-même engendré ses propres fossoyeurs. De ce fait, le Parti Communiste de la Fédération de Russie [le KPRF], créé au début des années 90 sur les ruines du PCUS [Parti Communiste de l'Union Soviétique], a automatiquement hérité du même virus qui a tué son prédécesseur. Dès le début, le bolchevisme russe se distinguait du marxisme classique de façon assez prononcée.

1. Le marxisme orthodoxe admettait le succès des révolutions prolétariennes seulement dans un pays industriel développé. La Russie du début du XXe siècle était un pays agraire et non développé. Lénine et Trotsky, en se voulant volontaristes et en s’appuyant sur un groupe de fanatiques passionnés, ont insisté sur le fait qu’une révolution prolétarienne était également possible en Russie. Par ailleurs, d’après Marx, une révolution prolétarienne ne pouvait se produire en un seul pays séparé. Lénine et Trotsky soutenaient que c’était possible. Le bolchevisme russe s’est ainsi éloigné de la doctrine dès le début et assez nettement.

Cependant, contrairement aux populistes et aux social-révolutionnaires, qui cherchaient à conceptualiser les particularités du socialisme russe dans l’esprit propre à l’histoire russe, Lénine et Trotsky ont escamoté cette divergence. Ils n’ont pas non plus élaboré une doctrine originale et bien définie sur la base de leur expérience révolutionnaire et de leur prise de pouvoir en Russie, qui vienne s’opposer au marxisme classique. Cela a produit un premier niveau de dissonance intellectuelle : les non-conformités étaient simplement passées sous silence, chassées dans le domaine de l’inconscient. La révolution en Russie a eu lieu, la construction du socialisme allait grand train, mais la mise en conformité du léninisme par rapport au marxisme classique a simplement été remise à plus tard.

2. La démarche de Joseph Staline fut encore plus radicale. Celui-ci a non seulement proclamé la réalisation de la révolution prolétarienne en un seul pays séparé (dans l’Union Soviétique des années 20, c’était un fait accompli), mais se mit à insister sur le fait que dans ce pays séparément pris, sans attendre la Révolution Mondiale, le socialisme pouvait être établi. Il se heurta sur ce point à une farouche opposition de la part de Trotsky. Ce dernier admettait la révolution « en un seul pays » mais pas le socialisme. Staline a d’abord vaincu Trotsky à l’intérieur du parti, ensuite l’expulsa du pays, puis enfin, le fit tuer à coups de pic à glace. Trotsky eut cependant le temps de formuler sa propre version de ce qui s’était passé en Union Soviétique durant la période où Staline était à sa tête : la mutation de la révolution en bureaucratie. C’est ce qui servit de base théorique au trotskisme.

De son côté, Staline a de nouveau refusé d’introduire des corrections au marxisme ou d’élaborer une nouvelle théorie, ce qui eut pour effet de porter les divergences à un niveau encore plus profond. Il en résulta qu’en URSS, on devint témoins de l’existence de trois couches : a. une orthodoxie marxiste de nom (au nom de quoi parlait la Parti communiste au pouvoir), b. un léninisme qui s’en distinguait sensiblement
(l’accomplissement de la révolution en en seul pays) et c. et un stalinisme qui divergeait considérablement à la fois du léninisme et du marxisme (l’établissement du socialisme en un seul pays). Au lieu de conceptualiser ces divergences et disputes doctrinales de façon ouverte et transparente, le Parti communiste les a acculé dans le domaine du sousentendu, les a entourées de non-dits et les ensevelit sous un filet d’approximations
conceptuelles.

Ceux qui se trouvaient au contact direct du stalinisme, à la fois à gauche et à droite de celui-ci, avaient une perception beaucoup plus lucide de la situation. À droite, les national-bolcheviks (en particulier, Nikolaï Oustrialov) se félicitaient que Staline soit revenu à l’étatisme et à la géopolitique de l’Empire Russe, estimant que dans le stalinisme, « le génie russe » ait «surmonté la scolastique marxiste ».

À gauche, les trotskistes démontraient, à leur tour, comment l’influence « néfaste » du milieu étatiste russe a corrompu la première révolution prolétarienne du monde.

Les controverses intellectuelles au sein du PC se sont apaisées cependant vers la fin des années 30. Trotsky fut assassiné en 1940, Oustrialov, rentré en Russie fut exécuté en 1936. L’idéologie soviétique se figea, sans avoir proposé de réflexion intelligible quant aux criantes déviations par rapport à l’orthodoxie marxiste. Cela bloqua la pensée soviétique dans l’oeuf. La nécessité de ne pas remarquer les divergences de base entraîna l’habitude de l’ambiguïté et finalement paralysa complètement toute capacité à soutenir
un raisonnement idéologique cohérent, démonstratif et rationnel. La pensée se déprécia. Les tentatives de Khrouchtchev de tirer la situation au clair entre la fin des années 50 et début des 60 ne donnèrent pas de résultat probant, le démontage du « culte de la personnalité » ne résolut rien en substance. Enfin, lorsqu’au début des années 80, la perestroïka fut commencée, on ne trouvait plus personne en état de penser correctement une doctrine. Cette capacité fut éradiquée par les décennies de mensonges systématiques, méthodiques et obligatoires pratiqués auparavant.

Marxism today

Pendant ce temps, le marxisme continuait à se développer en Occident conformément à l’esprit de l’orthodoxie, et, au fur et à mesure que l’expérience soviétique (mais aussi chinoise) attiraient de moins en moins les intellectuels européens, commença un processus de réexamen du marxisme, quoique cette fois, dans un esprit de compromis, petit-bourgeois et gauchiste-libéral. Il est significatif que les trotskistes américains et européens, débordants de haine à l’égard de l’URSS, encourageaient activement une évolution antisoviétique du marxisme. Alors même que le marxisme, quelle qu’en soit la déclinaison, soit radicalement anticapitaliste, les trotskistes, dans leur haine à l’égard de Staline et de l’URSS (ainsi d’ailleurs qu’à l’égard de l’identité russe, qui, d’après Trotsky, a mené, par une métamorphose bureaucratique, l’expérience bolchévique vers le nationalcommunisme), en arrivaient de plus en plus souvent à s’associer aux libéraux.

Ainsi, le trotskiste américain James Burnham fut l’un des premiers à émettre l’idée d’une solidarité avec l’empire hégémonique et capitaliste américain, à condition qu’elle fût dirigée contre l’URSS. L’évolution idéologique des néoconservateurs américains, tous sortis comme un seul homme de cercles trotskistes, va dans le même sens (nous y reviendrons).

Deux courants au sein du PC sur le tard (les « cosmopolites » et les « originaires »)

Au cours de la perestroïka, l’incohérence du stalinisme modéré de l’époque brejnévienne en est arrivée à un stade critique et l’hybride intellectuel du soviétisme commença à se scinder en deux parties. L’une prônait le patriotisme et le souverainisme. L’autre préconisait le rapprochement avec le marxisme orthodoxe, y compris l’antistalinisme et le trotskisme, et par ailleurs, accordait une attention particulière aux tendances euro-communistes qui poussaient les gauchistes européens à se rapprocher des libéraux. Deux courants
émergèrent du sein du PCUS :

- les conservateurs, ou « originaires » (incluant, sur le flanc extrême, l’association « Mémoire », qui est assez vite devenue un mouvement non communiste, nationaliste et orthodoxe-monarchiste);

- les « cosmopolites », ou « occidentalistes », qui ont rapidement dépassé le cadre du trotskisme pour franchement adopter les doctrines ultralibérales et capitalistes (les jeunes réformateurs Anatoli Tchoubaïs, Yegor Gaïdar, etc). Gorbatchev hésitait entre les uns et les autres. La tentative de putsch d’août 1991 des « originaires » se solda par un cuisant échec. Au début des années 1990, avec Eltsine, les « cosmopolites-occidentalistes » avaient définitivement triomphé, en démantelant à la fois l’URSS et son système socialiste
soviétique.

En cela, ils furent entièrement soutenus par l’Occident, qui non seulement était le grand concurrent civilisationnel de l’URSS, mais aussi l’inspirateur idéologique d’une russophobie conceptualisée (libérale et trotskiste).

Du PCUS au KPRF

Le PCUS fut dissous après le retournement libéral d’août 1991. Sur ses restes, Ziouganov fonda plus tard une autre structure, le KPRF (Parti communiste de la Fédération de Russie), qui s’autoproclama « héritière de plein droit du PCUS ». Au départ, le KPRF misa sur la composante nationaliste (national-bolchévique), sans hésiter à carrément réhabiliter Staline et en adoptant avec bienveillance toute une série d’orientations idéologiques réactionnaires : christianisme orthodoxe, monarchisme, respect de l’autorité, identité nationale russe, méthode d’analyse géopolitique, etc.

Cependant, aucun travail idéologique n’a été entrepris sur la question de savoir comment réconcilier le marxisme orthodoxe, le léninisme, le trotskisme et le stalinisme, les éventuels apports du communisme européen et de la social-démocratie occidentale, ou encore l’expérience des pays asiatiques (Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cambodge), latinoaméricains et africains. Les non-dits, les incohérences et les multiples contradictions, sont devenus la marque de fabrique du KPRF.

Il est assez explicite qu’en dépit de ses succès électoraux et une présence fermement établie au sein de la Douma, le KPRF n’ait jamais publié régulièrement la moindre revue consacrée aux questions idéologiques. Toute l’assise intellectuelle est restée en l’état où le leader du KPRF, Guennadi Ziouganov (influencé par l’écrivain « originaire » Aleksandr Prokhanov), l’a formulée au début des années 90. Il mit en place une plate-forme de parti certes patriotique, mais néanmoins confuse.

Parmi les marxistes européens, le KPRF, avec ses renvois à Staline et à des valeurs du conservatisme classique russe, passait pour une curiosité; en fait, il n’était même pas perçu comme un parti de gauche. Le KPRF se figea dans cette posture idéologique mal définie, pratiquement sans évoluer pendant 20 ans, jusqu’à aujourd’hui.

La nouvelle gauche en Russie

En même temps apparaissait au sein de la société russe un mouvement parallèle, se référant également au marxisme. Il n’a pas été constitué de manière formelle, mais s’est manifesté en s’opposant sporadiquement à la mondialisation et, ces derniers temps, à Poutine. Ces nouvelles tendances de gauche ne se réclamaient désormais plus du passé soviétique, mais des gauchistes occidentaux : marxistes orthodoxes, anarchocommunistes et libéraux de gauche. Dans ce mouvement, bien que la rhétorique fût demeurée communiste, l’accent était moins mis sur la lutte contre le capitalisme que sur la revendication de droits et de libertés civils, ou bien divers slogans démocratiques ou écologistes. Ces nouveaux militants de gauche puisaient notamment leur inspiration dans les théories néo-marxistes et surtout les idées d’Immanuel Wallerstein.

Après le libéralisme (théories de Wallerstein)

Le néo-marxisme (et en particulier, son brillant représentant Immanuel Wallerstein) constitue le développement du marxisme classique, occidental et orthodoxe (et non du léninisme, et moins encore du stalinisme). En ce qui concerne la période soviétique de l’histoire russe et l’URSS, ce courant partage essentiellement l’analyse trotskiste. Il considère que la mise en place du socialisme dans un seul pays est impossible, et que si une telle chose arrivait dans la réalité, il ne pourrait alors s’agir d’un socialisme véritable, mais seulement d’un simulacre, c’est à dire, un socialisme national et non pas international et
« authentique ».

À partir de là, les néo-marxistes tirent la conclusion suivante : pour qu’une révolution prolétarienne puisse triompher, devait s’accomplir l’étape préliminaire d’une mondialisation effective, où tous les pays devaient devenir partie d’un système-monde capitaliste et unique. Les classes supérieures s’intégreraient alors dans une bourgeoisie internationale, une élite mondiale à la tête d’un gouvernement mondial. Les classes
inférieures doivent former un prolétariat mondial indistinct et mixte. La base de ce prolétariat dans nos conditions serait alors constituée des masses déshéritées du Tiers-Monde (asiatiques, africains, latino-américains, etc.).

C’est seulement après que la mondialisation bourgeoise aura été établie et que le monde aura été unifié sous l’autorité d’un gouvernement bourgeois international que viendra le temps d’une révolution prolétarienne mondiale. Toute tentative de mener cette révolution à l’échelle nationale, sans attendre une mondialisation complète, mènera à la répétition de l’expérience soviétique, c’est à dire, au stalinisme et au national-bolchévisme. Ce qui, à son tour, ne ferait que retarder la perspective d’une « véritable » révolution prolétarienne, au lieu de la rapprocher.

Les néo-marxistes et les antimondialistes, dont le noyau est majoritairement constitué de gauchistes partageant dans une considérable mesure les idées de Wallerstein, critiquent la mondialisation tout en restant persuadés que celle-ci est inévitable, et même souhaitable, en ce qu’elle serait une condition préliminaire à la révolution. D’où l’utilisation de plus en plus fréquente du terme « altermondialisation » (une mondialisation différente, alternative) à la place de « antimondialisation ». De même, dans son « Manifeste », Marx insistait sur le fait qu’en dépit de son rejet de la bourgeoise, sans le triomphe final de cette dernière sur la société des castes féodale, l’avènement radieux du socialisme était impossible.

Cette remarque a une portée pratique extrêmement importante. Les gauchistes contemporains, marxistes et antimondialistes, malgré toute leur animosité à l’égard de l’ordre bourgeois et les critiques qu’ils adressent au libéralisme reconnaissent la nécessité et l’inéluctabilité de sa victoire à l’échelle mondiale. Ce qui veut dire qu’ils approuvent le processus d’abandon de souveraineté et de liquidation des États nationaux au fur et à
mesure que la régionalisation politique et administrative de la planète se rapproche d’un système-monde unique, consistant en un centre capitaliste (le Nord riche) et une périphérie prolétarisée (le Sud pauvre). C’est précisément cette construction idéologique qui justifie l’alliance tactique des néo-marxistes avec les libéraux dans les cas où il s’agit justement de démanteler des États nationaux et souverains. D’où les portraits du Che sur les t-shirts des acteurs des révolutions de « couleur », et le recours fréquent, des social engineers libéraux, aux éléments gauchistes, trotskistes, altermondialistes et anarchistes pour l’organisation des mouvements de contestation.

Le mouvement des « Antifa », les « skinheads rouges », est l’un des exemples les plus explicites de ce phénomène. Formellement, ces groupes extrémistes ont pour cible les représentants des mouvements néo-nazis. Cependant, ce serait plutôt une couverture pour dissimuler la cible véritable, qui est le gouvernement national, qui est accusé par les « Antifa » de protéger et de manipuler des bandes de rue à tendance nationaliste.

De cette façon, aussi bien les néo-marxistes que les antimondialistes, les anars et les « Antifa », tous concourent, au sein des sociétés contemporaines, à la réalisation de l’objectif de dépouillement des nations de leur souveraineté. Ce même objectif, quoique à un autre niveau (intégration économique, compagnies transnationales, unification informationnelle et technologique, mise en place de réseaux d’ONG, etc) est poursuivi par les partisans du libéralisme classique et du capitalisme mondialisé. Aussi bien les
libéraux que les gauchistes marchent vers un seul et même but : le démantèlement des nations. La différence entre les deux tient uniquement à ce que les premiers prévoient d’en rester là, tandis que les seconds croient en une crise inévitable du système libéral, qui serait inévitablement suivie d’une « révolution socialiste mondiale ». Wallerstein a d’ailleurs nommé son livre-programme « Après le libéralisme ». Tout en restant adversaires du libéralisme, les néo-marxistes l’aident néanmoins à s’établir sur une échelle mondiale, espérant que leur tour viendra après le triomphe mondial du Capital, en aucun cas avant.

Une logique en tout point identique sous-tend les théories altermondialistes de Antonio Negri et de Michael Hardt, qui ont exprimé leurs vues dans les classiques « Empire » et « Multitude: War and Democracy in the Age of Empire ». D’après ces auteurs, il faut tout d’abord laisser le Capital (et précisément les États-Unis) créer une société globale basée sur la mixité ethnique, du cosmopolitisme et de l’individualisme (c’est là ce qu’ils nomment l’Empire). C’est seulement ensuite que les « multitudes » révolutionnaires et cosmopolites, sous la conduite d’une avant-garde de hackers, de losers, de pervers, de drogués, de bons à rien, de handicapés, de transsexuels et de dégénérés de toute sorte s’avanceront
sur le devant de la scène historique et casseront le code de la « matrice » impériale. Le Capital est appelé à effacer les religions, les peuples et les États. Et après cela viendra le temps de la grande orgie mondiale.

La tactique en deux temps des néoconservateurs américains

L’exemple des néoconservateurs américains, sortis également du trotskisme américain, résulte d’une stratégie analogue. S’appuyant sur la même logique que les néo-marxistes Wallerstein ou Negri / Hardt, les trotskistes américains, devenus plus tard le noyau des néoconservateurs (neocons) de la première génération (Norman Podhoretz, Irving Kristol, etc), considéraient le stalinisme et l’URSS comme l’ennemi principal de la révolution mondiale. Afin de les combattre, ils ont au début trouvé un compromis avec la démocratie bourgeoise (en intégrant le Parti démocrate des États-Unis), puis sont allés plus loin encore, en s’alliant avec les Républicains.

Cela fut rendu possible non par « absence de scrupules et opportunisme », mais du fait de leur conviction doctrinale en ce que la révolution mondiale doit être précédée d’une internationalisation et une mondialisation totales de la planète. C’est pour cela qu’ils se sont fait ouvertement les chantres fanatiques de l’impérialisme américain, du libre marché et du gouvernement mondial; cette phase est une étable préalable indispensable à la future révolution.

Après l’éclatement de l’URSS, leur détestation des « Russes » est demeurée intacte. La désouverainisation complète de la Russie est devenue l’objectif prioritaire; ensuite, ce serait le tour de la Chine, qui est l’obstacle suivant sur le chemin de la mondialisation libérale. Après la chute du socialisme soviétique, les néoconservateurs n’avaient plus qu’à venir à bout de la Chine, des pays islamiques, et enfin, de toutes les autres sociétés qui, par inertie, continuaient à s’accrocher à leur souveraineté nationale.

Manifestement, les néoconservateurs se sont à ce point éloignés de leurs origines trotskistes et se sont si fortement rapprochés de l’impérialisme libéral le plus radical, qu’on pourrait se demander si ils croient encore à leur propre révolution prolétarienne subséquente. Si c’est encore le cas, ils s’en cachent bien. Mais en pratique, cela n’a plus guère d’importance: l’intégration globale d’un monde mondialisé et américano-centré est de toute manière une étape qu’on ne peut éviter.

Nos anciens trotskistes continuent donc de promouvoir ce processus avec plus de force et d’énergie que jamais, tandis que les conservateurs américains traditionnels, au contraire, préfèrent ne pas hâter le cours des évènements, et tenir compte des tendances isolationnistes, plutôt fortes chez la majorité des Américains. C’est pour cette raison que les conservateurs américains classiques (Patrick Buchanan ou Ron Paul), qu’on appelle parfois les « paléo-conservateurs », font preuve de tant de prudence et de défiance à l’égard des neocons, qu’ils suspectent de mener un double jeu et de manquer de sincérité dans
la défense des intérêts nationaux des États-Unis, du libre-échange et du libéralisme.

La convergence du pouvoir et de l’opposition sur le démantèlement de la souveraineté russe

Ce bref tour d’horizon nous explique définitivement le fait, à première vue si peu logique, que l’Occident capitaliste ait soutenu contre Poutine un mouvement aussi « antioccidental » et « anticapitaliste » que le KPRF. Ainsi, tout devient clair non seulement du point de vue de la tactique politique, mais aussi du point de vue du fondement idéologique d’une telle manœuvre. Pour les États-Unis, Poutine représente la souveraineté nationale. De plus, il s’agit de la souveraineté nationale d’une puissance nucléaire, possédant d’immenses réserves de matières premières, et forte d’une tradition multiséculaire de défense de sa propre indépendance à l’égard de la civilisation occidentale. Du point de vue des libéraux, il s’agit là d’une barrière majeure sur la voie de la mondialisation capitaliste et de l’établissement du système marchand-libéral à l’échelle planétaire.

Du point de vue des partisans déclarés de l’hégémonie américaine, la Russie est un concurrent récent des États-Unis, capable de revenir à tout moment sur le devant de la scène historique, de se remettre de sa défaite, et de prendre la tête d’une coalition multipolaire (OCS, BRICS, etc) dirigée à l’encontre de l’expansion des intérêts américains à l’échelle de la planète. Enfin, du point de vue des marxistes orthodoxes, l’État russe en tant que héritier de l’URSS stalinienne doit être démonté aussi vite que possible, puisque la conservation de sa souveraineté ou son renforcement ne feraient que repousser l’échéance de la révolution prolétarienne mondiale, endiguer l’internationalisme cosmopolite et empêcher « les prolétaires de tous les pays de s’unir » (par exemple, en essayant de contrôler les flux migratoires).

À l’intérieur de la société russe elle-même, ces tendances anti-souverainistes existent autant à l’intérieur de l’opposition radicale et du mouvement protestataire, qu’au sein même du système étatique. Les libéraux de la Place Bolotnaya les revendiquent au cours de leurs rassemblements, tandis que les libéraux à l’intérieur du gouvernement poursuivent les mêmes objectifs, mais de l’intérieur. Les protestataires accusent Poutine de « stalinisme » et d’ « autoritarisme », tandis que les libéraux au pouvoir tentent de déraciner
et de discréditer le stalinisme à l’intérieur du système. Les leaders de la Place Bolotnaya prennent leurs instructions auprès de l’ambassadeur McFaul, tandis que les américanophiles dans le gouvernement font l’apologie de la politique du « reset ». Toutes ces opérations se résument finalement à une seule grande manoeuvre en réseau, dirigée contre Poutine et contre la Russie en tant qu’État souverain.

Comment les communistes russes se sont-ils retrouvés du côté des ennemis de la Russie ?

Dans le grand ensemble coordonné de la complexe stratégie occidentale, les partis de gauche, traditionnellement populaires en Russie, ont aussi leur rôle à jouer. Si le KPRF en tant que parti, et davantage encore les national-bolcheviks, qui pourtant déclarent ouvertement demeurer fidèles aux traditions à la fois russes et soviétiques, se conformaient strictement à leur idéologie, leur place, dans la configuration politique actuelle, aurait dû être dans le camp de Poutine et de toutes les factions qui en premier lieu veillent à la défense de la souveraineté de la Russie. Ils auraient dû se montrer totalement insensibles à toutes les manipulations « colorées ». Naturellement, l’Occident aurait dû les avoir en horreur, et leur popularité auprès des masses populaires, à la faveur d’une telle position, aurait dû ne faire que croître.

Cependant, ce n’est pas ce qui est en train de se passer, mais au contraire, les mouvements de gauche (y compris les national-bolcheviks !) se retrouvent engagés dans un scénario opposé en se faisant les instruments de la désouverainisation et de la destruction de la Russie de l’intérieur, en s’associant avec la « cinquième colonne ». Techniquement, cela se fait par l’introduction dans les rangs des communistes d’une
jeunesse altermondialiste et néo-marxiste. Celle-ci ne s’identifie pas à l’inertie de l’expérience communiste ou du bolchévisme russe originel, sujets à de multiples évolutions au cours de l’histoire nationale, mais bien au libéralisme gauchisant, au pathos de la révolte et de la rébellion et à l’intégration au sein du mouvement de gauche international, depuis longtemps partenaire du libéralisme et partageant dans l’ensemble l’analyse trotskiste de la logique des événements dans le monde.

Actuellement, cette fonction est remplie notamment par l’un des leaders du mouvement de gauche Sergueï Oudaltsov (l’homme de confiance de Ziouganov, lui-même candidat aux présidentielles), et l’activiste de gauche Ilya Ponomariov (structurellement lié à l’oligarque Roman Abramovitch). Auparavant, l’écrivain égocentrique et l’opportuniste Edouard Limonov avait emprunté le même chemin (en dépit de son étiquette « nationalbolchévique ») ; au cours de sa jeunesse, celui-ci avait justement démontré un certain
intérêt pour le trotskisme.

Néanmoins, on ne peut mettre le glissement en direction de l’opposition pro-occidentale des communistes russes au seul compte des ingénieux artifices américains, pas plus qu’on ne peut leur en attribuer l’entière responsabilité. Il faut prendre en compte le fait que les communistes russes ont également été poussés dans ce sens par les conseillers politiques du Kremlin, sortis du milieu libéral du régime eltsinien des années 90. En théorie, une alliance avec les communistes patriotes et les national-bolcheviks et Poutine, l’étatiste et
le défenseur de la souveraineté nationale, rendrait la position électorale de ce dernier exceptionnellement solide, et en même temps, rehausserait celle de la gauche russe elle même.

Mais en même temps, une telle alliance mettrait en péril les intérêts des réseaux d’influence libéraux et pro-américains au sein des élites russes contemporaines, ainsi que l’oligarchie en tant que telle (celle-ci s’est partiellement maintenue sous Poutine). La chose la plus redoutable pour ces réseaux serait une éventuelle alliance de Poutine avec le socialisme russe. Cela lui assurerait une légitimité inattaquable au sein des masses populaires, lui laisserait les mains libres pour mener de grandes réformes d’État et le
rendrait finalement indépendant autant de l’élite économique (les oligarques), que de l’Occident.

C’est pourquoi une rupture de Poutine avec la gauche russe, elle-même marginalisée, discréditée et enfin, jetée dans une association contradictoire avec les réseaux occidentaux et anti-russe, faisait partie d’un plan général, exécuté par les agents d’influence américains depuis le centre même du pouvoir russe (c’est à dire, du Kremlin). Tout cela permettait d’exercer une influence aussi bien sur Poutine lui-même, en
l’obligeant à travailler avec les libéraux, impopulaires en Russie, que de le rendre vulnérable et dépendant vis à vis de l’oligarchie ainsi que des agents d’influence américains.

Il est temps de tout changer

Ci-après quelques brèves recommandations, résultant de l’analyse que nous venons d’effectuer.

Le KPRF ainsi que la gauche russe en général doit :

1. effectuer sans tarder un travail théorique de déblayage des amoncellements de mensonge qui ont accompagné le développement de l’idéologie de gauche lors de la période soviétique (aujourd’hui, il n’y a rien ni personne à craindre, et rien n’interdit de désigner les choses par leur nom)

2. séparer strictement la composante patriote et souverainiste du mouvement de gauche du trotskisme et du néo-marxisme, qui sont d’une façon ou d’une autre instrumentalisées par la bourgeoise internationale, les artisans de l’hégémonie américaine et les partisans du gouvernement mondial (ce qui nécessitera de démêler au sein des rangs de la gauche les national-communistes des internationalistes, des altermondialistes, des
anarchistes, des « Antifa », et des agents directs de l’influence américaine)

3. mettre au point une stratégie cohérente et logique en vue soit d’exercer une influence socialiste sur le pouvoir, soit (programme maximum) de prendre le pouvoir effectif, en gardant pour priorité absolue de conserver et de renforcer la souveraineté nationale (ce qui nécessiterait de surmonter les intrigues compliquées des libéraux du Kremlin, de résister à la tentation de coopérer avec les structures américaines ainsi que les oligarques en disgrâce)

Pour mener ces tâches à bien, la gauche a besoin de nouveaux leaders, qui soient à la fois intellectuellement compétents, patriotes, courageux, volontaires et efficaces.

Alexandre Douguine

paru dans la revue « Odnako », n# 6, 10 mars 2012

traduction française par Petrovitch, pour Égalité et Réconciliation

http://www.evrazia.org/article/1931

Hilary Clinton reconnait que les Etats-Unis et Al-Qaida sont dans le même camp en Syrie.

Les Etats-Unis et la France arment les rebelles avec des missiles anti-aériens. Paul-Joseph Watson Prison Planet.com Jeudi, 1er mars 2012

Hilary Clinton reconnait que les Etats-Unis et Al-Qaida sont dans le même camp en Syrie.  dans E&R Nantes barack_obama_and_hillary_clinton-300x230

La Secrétaire d’Etat Hilary Clinton a reconnu qu’Al-Qaida et d’autres organisations sur la liste terroriste du Département d’Etat (équivalent du ministère des Affaires Etrangères) sont du même côté que les Etats-Unis en Syrie, et qu’ils sont en train d’aider l’opposition.

Dans une interview donnée à BBC News (ici le lien de la vidéo : watch video) Hilary Clinton déclare, « nous avons des acteurs extrêmement dangereux dans la région, Al-Qaida, le Hamas, et ceux qui sont sur notre liste de terroristes, nous aidant – en tout cas ils disent soutenir l’opposition – en Syrie. »

Le fait que Clinton reconnaisse qu’Al-Qaida soutient une insurrection armée en Syrie concorde avec les rapports indiquant que cette même organisation terroriste, qui a aidé au renversement de Kadhafi en Libye, a aéroporté des troupes en Syrie via l’OTAN. (Lien : were airlifted into Syria by NATO forces)

 

Le chef d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahri, a lui aussi exprimé son soutien aux rebelles Syriens, publiquement. Ces terroristes ont été montrés du doigt dans le cadre d’attaques meurtrières ayant tué aussi bien des officiels Syriens que des civils innocents, notamment lors d’un attentat plus tôt ce mois-ci dans la deuxième ville de Syrie, Aleppo. (Lien : a bombing earlier this month in Syria’s second city of Aleppo)

 

Le récent rapport de la Ligue Arabe, qui était presque totalement ignorée par les médias de masse, a aussi conclu que les deux camps dans ce conflit sont responsables de violences aveugles et que des groupements terroristes aidaient les rebelles dans leurs attaques. Malgré cela, les médias de “l’establishment” ont tenté d’atténuer le problème, notamment à travers Syria Danny (lien : primarily through mouthpieces like ‘Syria Danny’) – un activiste qui a été souvent interviewé par la presse, et qui réclame une intervention militaire en Syrie.

 

« C’est extrêmement ironique que les fondamentalistes Sunnites non élus des régimes du Golf Persique soutiennent des groupes liés à Al-Qaida pour “amener des reformes démocratiques”, écrit le professeur Michel Chossudovsky (lien : writes Professor Michel Chossudovsky). « C’est la même dynamique qui a prévalue en Libye où le renversement du gouvernement de ce pays, par l’Occident et les puissances du Golf Arabique, a mené à l’effondrement des droits de l’Homme et des conditions sociales. »

Malgré le fait qu’ils prétendent le contraire, un général de l’armée syrienne libre, la milice de l’opposition, a dit à des journalistes que les rebelles sont armés avec des missiles anti-aériens fournis par les Etats-Unis et la France.

 

« Jeudi, à Homs, un général se disant faisant parti des rebelles est apparu devant une camera et a dit à un journaliste de Reuters que “l’aide de l’Amérique et de la France nous a rejoint et est avec nous.” Quand on lui a demandé de détailler la nature de cette assistance il a ajouté, “ nous avons des missiles anti-aériens et, si Dieu le veut, nous vaincrons Bashar (al-Assad), ‘’»indique RT. (Lien : reports RT)

 

L’ancien traducteur du FBI Sibel Edmonds a aussi indiqué (lien : Former FBI translator Sibel Edmonds also reported) que des troupes américaines étaient arrives à la frontière Jordanienne et Syrienne, en décembre dernier, pour entrainer des militants et les aider à renverser Bachar al-Assad. Il a aussi été révélé plus tôt ce mois-ci (lien : It was also revealed earlier this month) que les forces spéciales britanniques sont déjà en Syrie, conseillant et dirigeant l’armée rebelle.

lien : PrisonPlanet

Traduction Gaëtan pour E&R Pays de la Loire.

Alain Soral et Piero San Giorgio en conférence à Nantes le 24 mars

La section E&R LOIRE ATLANTIQUE recevra  Alain Soral et Piero San Giorgio pour une conférence qui se déroulera le samedi 24 Mars à 14 heures 30 . Les personnes souhaitant participer à cette conférence doivent s’inscrire à l’adresse mail ci-dessous.

Concernant cette conférence, nous vous signalons que les droits d’entrée sont fixés à 5 euros par participant, et que les coordonnées du lieu vous seront transmises dans la journée du vendredi 23 mars.

 

La section E&R LOIRE ATLANTIQUE vous informe que les réservations pour la conférence d’ Alain Soral et de Piero San Giorgio intitulée « Comprendre l’Empire et y Survivre » prévue le 24 mars sont complètes à compter de ce jour.

Il est possible, pour ceux et celles qui le désirent, de s’inscrire sur une liste d’attente en prévision de futurs désistements à l’adresse mail suivante: conf.ernantes@yahoo.fr.

Devant l’engouement que suscite cette conférence, nous sommes désolés de na pas pouvoir répondre favorablement à toutes vos demandes.            Alain Soral et Piero San Giorgio en conférence à Nantes le 24 mars dans Alain soral ERPaysLoireFBlanc1-150x134

Merci de votre compréhension

E&R LOIRE ATLANTIQUE

Capture_d_ecran_2012-02-14_a_19-42-52-2bbe4 dans E&R Nantes

 

 

Forsane Alizza : Les Cavaliers de l’Empire

Atlanto-Salafo-Wahabo-Tartuffistes
               

L‘Empire, on le sait, a besoin d’agitateurs écervelés pour garantir l’illusion d’une alternative naissante au projet libéral libertaire occidental. Un coup antifasciste, un coup révolutionnaires communistes œuvrant soit disant pour le peuple travailleur (et en même temps pour la dérégulation de l’immigration, et donc pour la mise en concurrence de ce dernier), un coup islamo-racailles prétendument locataires de barres HLM dans lesquelles les caves serviraient à organiser le djihad et la niqabisation des femmes. Souvenez-vous qu’il y a quelques années ces mêmes caves servaient bien sûr à organiser des tournantes et autres gang bang…

Quel est le dénominateur commun de ces agitateurs ?
                 

Forsane-Alizza, ce groupe de dégénérés se revendiquant comme « Les Cavaliers de la Fierté », et originaire de Nantes, constitue depuis peu un merveilleux outil de propagande anti-Islam, et implicitement, pro choc des civilisations.
                

M6 a récemment consacré un magazine entier à leur mouvement, jusqu’à aller présenter leur leader chez lui « dans la banlieue nantaise ». Dans ce reportage, on voit ces barbus, se baladant dans le quartier de Bellevue (plus grand quartier populaire de Nantes). Ce jour-là et d’après nos sources, les habitants de Bellevue eux-mêmes étaient surpris de voir ces Cavaliers de l’Empire, là où personne ne les avait jamais vu…
                

Ils s’en vantent d’ailleurs sur leur site et prétendent même que cela relève d’une stratégie contre les mécréants occidentaux : http://www.forsane-alizza.com/toute-lactualite/reportage-sur-forsane-alizza-dans-enquete-exclusive-video-20567
                

E&R Nantes a fait quelques recherches, d’abord sur la société de production de l’émission en question : TV Presse Productions SAS filiale majoritaire du groupe FremantleMedia dont le PDG est un certain Tony Cohen… Que dire d’autre ?
               

Ensuite, nous nous sommes penchés sur le site internet http://www.forsane-alizza.com.
               

En allant sur n’importe quelle base d’annuaire « WHOIS », on s’aperçoit que ce site Internet est hébergé chez Namecheap : une société d’hébergement américaine basée à Los Angeles et qui est censé garantir l’anonymat des propriétaires du site, ainsi que d’offrir un niveau de sécurité important du contenu de ce site. Tout ceci bien sûr payé en dollar…

« Il est de faux dévots ainsi que de faux braves. »

Il est a noté que ces tartuffes, sont censés être depuis peu dissous par le Ministère de l’Intérieur dont le Ministre en personne s’est chargé de décréter l’interdiction de leur activité. Les médias se sont bien sûr rapidement chargés de diffuser l’information (noyée quand même dans les fausses queunelles…euuh pardon…queurelles électorales…).

 

Résultat aujourd’hui le site est toujours actif, et ces Ecervelés de l’Empire continuent d’invoquer L’Unique de la manière suivante :

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Jean-Baptiste CARRIER, E&R Nantes

Les Etats-Unis n’attaqueront pas l’Iran ?

Un exercice Américano-israélien a été reporté.

Paul Joseph Watson Prison Planet.com le lundi 16 janvier 2012

Les Etats-Unis ont annulé un exercice militaire prévu avec Israël, certains analystes disent que cela montre une certaine appréhension vis-à-vis d’une attaque supposé de l’Iran.

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“Israël et les Etats-Unis ont reporté un exercice de défense de grande envergure qui devait se produire dans les semaines qui suivent, pour éviter une aggravation des relations avec l’Iran,” indique Haaretz (1).
Bien que les Etats-Unis aient déjà envoyé 9,000 militaires en Israël, une manœuvre décrite comme un déploiement de troupe plutôt qu’un exercice selon le US Commander Lieutenant-Général Frank Gorenc, l’exercice “Austère Challenge 12” était supposé être une réponse aux missiles tirés par l’Iran, il a été reporté jusqu’à l’été prochain. L’administration d’Obama justifiait cela par des contraintes budgétaires comme raison principale, mais des observateurs estiment que cet évènement pourrait s’expliquer de multiples manières, notamment le mécontentement de Washington du fait de l’assassinat du scientifique Iranien Mostafa Ahmadi Roshan, qui fut mené effrontément, le Mossad ayant admis que c’était suite à une de ses opérations.

Ce report pourrait dire que les USA retire son soutien pour une attaque de l’Iran, mais cela pourrait tout aussi bien signifier que les plans pour cette attaques sont achevés et que l’exercice fut reporté car il coïnciderait avec le réel lancement des hostilités.
Richard Silverstein (2) demanda si “les USA ont annulé cet exercice pour montré leur mécontentement envers Israël, et si oui pourquoi ? Est-ce qu’Obama sait quelque chose que nous ignorons sur les intentions d’Israël ? L’attaque de l’Iran est-elle en cours ? Est-ce qu’il veut montrer son mécontentement, ou bien est-il en train d’apaiser l’Iran en n’allant pas au bout de cet exercice militaire qui aurait mis des milliers de militaires américains au cœur d’Israël, comme une démonstration de solidarité envers Israël et sa croisade contre l’Iran ?”

Debkafile prédit (3) que le report de cet exercice est un nouveau signe montrant que Washington s’inquiète d’une possible envolée du prix du pétrole en cas de tensions, cela expliquerait aussi le fait que les USA aient reporté l’embargo sur le pétrole Iranien de 6 mois (4).

Que l’administration d’Obama ait oui ou non freiné son soutien à une attaque de l’Iran, l’armée américaine se prépare sans aucun doute à des troubles dans la région, avec trois porte-avions en place (5) à la limite des eaux Iraniennes, en plus des 15 000 soldats envoyés au Koweït à la fin de la semaine dernière. Tout cela pourrait aussi se justifier par le fait que, toujours selon DebkaFile, les Etats-Unis voudraient devancer Israël et attaquer lui-même l’Iran.

Même si l’administration d’Obama ne soutient pas officiellement une frappe sur les installation nucléaires de l’Iran, cela parait improbable qu’ils se mettent en travers de la route d’Israël. Une fois que l’Iran répliquera, les USA diront que ces intérêts sont menacés et ils n’hésiteront pas à intervenir dans le conflit.

En outre, les USA ont dit clairement que si l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, un point clé de la route du pétrole, une “ligne rouge” sera franchie. L’Iran est actuellement en train d’étudier une lettre (6) envoyée par les USA à propos du détroit. Le porte-parole du ministre des Affaires Etrangères Iranien, Ramin Mehman-Parast a déclaré que l’Iran “répondra si nécessaire”.
Martin Dempsey doit arriver en Israël Jeudi (7) pour discuter avec le ministre de la Défense Ehud Barak, Benny Gantz, le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, et d’autre grands noms de la défense et des renseignements, une rencontre pendant laquelle les USA essayeront de convaincre Israël de reporter une attaque avant que les sanctions qui ont déjà mis à mal l’économie iranienne, ne prennent totalement effet.

1 : www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/
2 : http://www.richardsilverstein.com/tikun_olam/
3 : http://www.debka.com/article/21652/
4 : http://www.bloomberg.com/news/2012-01-12/
5 : http://www.prisonplanet.com/
6 : http://english.farsnews.com/newstext.php?nn=9010171347
7 : http://www.haaretz.com/print-edition/news/

Traduction Gaëtan pour E&R Pays-de-la Loire

Réflexion : La religion chrétienne et musulmane

La religion chrétienne et musulmane

erpaysloirefblanc.jpgCes deux religions sont très souvent prises pour cible en ce moment. La religion chrétienne est sous la coupe du mondialisme suite à Vatican II et subit des attaques contre les symboles de la chrétienté et du Christ (affaire « piss christ » et la pièce de théâtre « Sur le concept du visage du fils de Dieu »).
Quant à la religion musulmane je ne pense même pas nécessaire d’énumérer les attaques qu’elle subit, tout d’abord parce qu’il y en a beaucoup et enfin parce qu’elles sont surmédiatisées.

Mais l’important n’est pas tant le fait qu’elle soient « persécutées » que leur conséquence. En effet, en ces temps de grandes déliquescences morale (porno, beuverie, individualisme, etc.) on pourrait se dire que la solution pourrait être la religion, qu’elle redonnerai un fondement un peu plus morale à notre société. Or par les attaques presque incessantes faites à l’encontre de l’Islam et du Christianisme on attaque un des recettes au problème d’immoralité et de décadence du monde. Car, certes les religions ne sont pas exempt de tous crimes il ne faut pas se leurrer, mais aujourd’hui je ne suis pas sûr que ce que l’on prône comme étant les « droits de l’Homme » qui étaient censés nous sortir de l’obscurantisme et de l’asservissement de l’Ancien Régime soient blanc comme neige. Nous n’avons jamais connu autant de guerres dans le monde alors que la religion ne fait que reculer face au capitalisme.

Alors on nous dit que les guerres au Moyen et Proche Orient serait dues aux « fondamentalistes », aux « intégristes » religieux islamiques. Déjà dire que c’est de leur faute c’est très certainement erroné.
Mais, de toute façon, lorsque l’on voit la violence que le capitalisme fait à l’Homme, cet individualisme, cette culture du profit au détriment des uns et des autres, il n’est pas étonnant de voir que les religions et les religieux soient mis à mal et qu’ils deviennent « fondamentalistes » et puissent prendre les armes. Les religions musulmane et chrétienne sont vectrices de paix, d’entraide et d’humilité ; aujourd’hui c’est faire « la guerre à la guerre », maximiser ses profits et la vantardise à tout va. Aujourd’hui pour pouvoir vivre sa foi pleinement il est nécessaire d’être fondamentaliste, sinon ca donne la religion catholique et les bobos qui vont à la messe : ces banquiers qui vont se donner bonne conscience pour tout le mal qu’ils engendrent tous les jours.

Ainsi donc dans ce monde des valeurs inversées, ce monde de Vatican II, il est malheureusement logique qu’on assiste à une déchristianisation de nos sociétés occidentales et à une radicalisation d’une frange (minime bien sûr) de l’Islam. Pour toutes personnes voulant faire bouger les lignes et échapper au piège du conflit de civilisation, le plus sain est de former une alliance sacrée le temps de renverser la vapeur car le combat s’effectue sur trois niveaux distincts mais qui se complètent : la sphère individuelle (éveil de l’esprit critique), la sphère collective (lien social) et la sphère spirituelle qui combine la sphère individuelle (éveil ou affermissement d’une conscience religieuse) et la sphère collective (entraide entre les religions face à la décadence).

Gaëtan pour E&R Nantes

Les États-Unis ont donné à Israël leur feu vert pour attaquer l’Iran.

iranisrael.jpgUne stratégie de terreur fabriqué sert de prétexte à une intervention consécutive à la visite de Panetta, le 3 octobre dernier, à Tel Aviv.

Paul Joseph Watson
Prison Planet.com

Israël s’inquiète du fait que de grande puissance comme l’Allemagne deviennent un peu plus conciliant envers l’Iran en l’autorisant à continuer son enrichissement nucléaire déjà amorcé. Israël s’est vue offert une opportunité de deux mois pendant laquelle Israël pourra lancer un conflit militaire contre l’Iran, attendre que l’hiver arrive pour arrêter l’assaut n’est pas une option.

Le Secrétaire à la Défense, Leon Panetta, lors de sa visite à Tel Aviv en date du 3 octobre dernier a été utilisé par des faucons Israëliens pour convaincre les USA qu’il devrait accorder le feu vert à une attaque. Moins de dix jours plus tard, un incroyable scénario terroriste impliquant un vendeur de voiture d’occasions fut créé de toute pièces pour impliquer l’Iran et prétexter une attaque militaire.
«Les semaines passées, d’intenses discussions ont eu lieu dans les milieux Israëliens du renseignement et de l’armée pour savoir si oui ou non il y avait lieu de lancer une attaque contre les sites nucléaires iraniens. Apparemment, la question principale dans les débats était de savoir comme assurer que les USA prennent part aux attaques ou alors, qu’au moins, ils interviennent au côté d’Israël si l’attaque initiale déclenchait une plus grand guerre », écrit Patrick Seale de Gulf News. ( writes Patrick Seale of Gulf News)
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Cette intervention a maintenant été mandaté par l’annonce du complot terroriste qui a été fabriqué et concocté il y a un mois, mais dévoilé seulement maintenant.
Pendant que les renseignements américains se préparent à communiquer des plaintes contre une «série» de complot qui seront mis sur le dos de l’Iran (cf.“chain” of plots that will be blamed on Iran) , Time Magazine nous rapporte que l’administration Oboama se prépare à utiliser ces accusations pour prend des mesures au-delà des techniques d’isolation simples. «Si l’administration ne réussit pas à gagner le soutien d’une partie significative pour des sanctions autre que la punition pour le régime de Téhéran après avoir présenté des preuves des dernières allégations des méfaits iraniens, la balle reviendra dans la main d’Obama», écrit Tony Karon (cf. writes Tony Karon) . «Ayant prouvé que l’Iran a franchi la ligne rouge, il sera forcé, sous une pression grimpante, d’agir – ou de risquer d’entrer dans une saison électorale très fortement polarisée hantée par une charge  »d’apaisement (littéralement douce) sur l’Iran ».

Avec les néo-conservateurs qui pressent pour de nouvelles mesures agressives contre l’Iran, Obama se voit octroyer le droit de poursuivre un autre rôle dans le changement de régime. Comme nous l’énoncions en Février dernier (cf. postulated back in February last year) , Obama est victime de chantage : il doit attaquer l’Iran comme seul moyen de sauver son poste. Nous avions aussi prédit qu’une tentative d’assassinat serait utilisé comme prétexte pour impliquer l’Iran.

Des experts géopolitiques ont constamment prévenus qu’Israël se préparait à attaquer l’Iran en automne. En Juillet, un ancien agent de la CIA (agent durant 21 ans) Robert Baer a dit au KPFK Los Angeles (cf. Robert Baer told KPFK Los Angeles) que le premier ministre israëlien Benjamin Netanyahu préparait une attaque sur l’Iran en septembre afin de coïncider à la demande d’adhésion par la Palestine pour un nouvel Etat reconnu par l’ONU.

Steve Pieczenik, « lors du Alex Jones Show d’aujourd’hui », a de nombreuses sources au sein des renseignements du fait de sa carrière (se référer aux traductions de hussarddelamort sur youtube et dailymotion lors des interventions de Steve Pieczenik chez Alex Jones),  lui a aussi indiqué que l’attentat était totalement fabriqué et qu’il serait utilisé comme prétexte pour une guerre contre l’Iran.

Pieczenik a également souligné qu’Israël avait récemment pris livraison d’une grande quantité de missiles anti-bunker.

Comme nous l’avons répertorié(cf. As we have documented), les allégations du complot de l’assassinat contre l’ambassadeur Saoudient Adel al-Jubeir, qui est maintenant cité par tout le monde, de John Kerry à John McCain, comme une justification à une potentiel attaque militaire, est n’importe quoi.

Le lieutenant colonel Anthony Shaffer, maintenant à la retraite, a révélé qu’une source au sein du FBI avec une accréditation de haute sécurité lui a dit qu’il n’y avait aucun dossier détaillant que le complot existait au sein des canaux  »DOJ », montrant clairement que tout était inventé.

Il est maintenant apparu que le présumé  »génie » derrière ce complot était un alcoolique qui aimait fréquenté des prostitués et était décrit parce qui le connaissait comme étant une «blague».
Lien : http://www.prisonplanet.com/

Traduction : Gaëtan pour E&R Pays de Loire.

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